Hylémorph

Hylémorph est le procédé que j'ai développé au fil des années pour fabriquer les matières lumineuses projetées en video mapping : des matières vidéo vivantes, en transformation permanente, produites avec des méthodes génératives actuelles et composées avec la géométrie réelle du bâtiment jusqu'à ne plus faire qu'un avec lui.

Matière lumière Video mapping Mapping monumental Projection architecturale Texture générative Patrimoine Scénographie immersive Motion design

D'où vient le nom

Hylémorph vient de deux mots grecs : hulê, la matière, et morphê, la forme.

Aristote disait que rien n'existe comme pure matière ni comme pure forme. Une chose est toujours les deux à la fois, inséparablement. Une statue n'est ni du marbre, ni un dessin dans la tête du sculpteur : elle est le moment où les deux tiennent ensemble. Et il l'appliquait aussi bien à ce que fait la nature qu'à ce que fait l'art. C'est ce qu'on appelle l'hylémorphisme.

La lumière que je fabrique n'est rien sans son support qui la reçoit, et ce support ne devient l'œuvre que parce que cette lumière-là s'y pose. Le temps de la projection, il n'y a plus qu'un seul objet. On ne sait plus si le bâtiment porte l'image, ou si l'image révèle le bâtiment.


Ce que ce sont, ces matières

Ce ne sont pas des vidéos au sens habituel. Pas de plan, pas de montage, pas de boucle qui se répète.

Ce sont des matières qui vivent. Elles se transforment en permanence, elles ne repassent jamais deux fois exactement au même endroit, elles ont une profondeur et un grain. Elles réagissent aux volumes, aux arêtes, aux reliefs, aux ouvertures. Elles peuvent couler, respirer, s'accumuler, se dissoudre. Elles évoluent, plus ou moins abstraites selon les séquences, et ce réglage peut se déplacer au sein d'une même séquence.

Je les fabrique avec un ensemble d'outils et un enchaînement de traitements que je construis moi-même, et que j'affine projet après projet. C'est ce chemin de fabrication que j'appelle « Hylémorph ».


Le réglage central : la liberté laissée à la matière

C'est le cœur du travail, et c'est ce qui se décide avec vous.

Un extrême

La matière suit le bâtiment

Au millimètre. Chaque fenêtre, chaque corniche, chaque pilastre est respecté. L'architecture reste souveraine, la lumière la souligne et la raconte.

L'autre extrême

La matière est libre

Elle traverse la façade, l'ignore, la déborde. Le bâtiment devient un support qu'elle recouvre et transforme.

Entre les deux, il y a tout un espace. Un projet patrimonial et un projet de marque n'appellent pas le même réglage. Une même œuvre peut d'ailleurs se déplacer d'un bout à l'autre au fil de sa durée, et c'est souvent là que ça devient intéressant.


Une question de rythme

Deux rythmes se croisent en permanence dans ces matières.

Le rythme du mouvement

La vitesse à laquelle la matière se transforme, les pulsations lentes, les respirations, les accélérations.

Le rythme de l'image

L'échelle des détails et la façon dont plusieurs échelles se superposent dans la même matière. Une lecture d'ensemble depuis le fond de la place, une autre au pied du mur.

Régler ces deux rythmes l'un par rapport à l'autre, c'est ce qui fait qu'une matière tient dans le temps sans jamais lasser.


Pour quels projets

Façades, monuments, intérieurs, volumes, scénographies, décors immersifs. Toute surface qui a une forme et qui mérite qu'on la prenne au sérieux.

Chaque matière est fabriquée pour un lieu et pour un propos.


Parlons-en

Vous avez un bâtiment, un espace, un événement. Écrivez-moi, on regarde ensemble ce que la lumière peut en faire.

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